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jeudi 2 juillet 2009

Extraits

Souvent lorsque le sujet de discussion s'arrête sur les motivations de notre voyage, nous avons du mal à expliquer les sentiments et les sensations dont nous avons fait l'expérience lorsque nous étions au Tibet. Voici un extrait qui décrit assez bien ce que nous y avons ressenti et ce que nous y allons chercher à nouveau.

"En le mécanisant, l'homme ne s'est pas rendu maître du temps, mais son esclave, et plus il essaie d'en "gagner", moins il en possède. Il ne serait pas plus fou de vouloir capter une rivière dans un seau, puisque ce qui fait la rivière, c'est le courant, la continuité de son mouvement; il en va de même pour le temps. Seul celui qui l'accepte dans sa plénitude, dans son rythme éternel et créateur, essence même de sa continuité, peut le dominer et le faire sien. Accepté de cette façon, le temps, si l'on ne résiste pas à son courant, perd son pouvoir sur nous, et nous sommes portés par lui comme sur une vague, sans être submergés et sans perdre de vue notre éternité essentielle.
Ceci, je ne l'ai ressenti aussi profondément nulle part ailleurs qu'au Tibet, dans l'immensité de sa solitude, dans la transparence de son atmosphère, la luminosité de ses couleurs et dans la pureté du dessin presque abstrait de ses montagnes. La vie organique, réduite au minimum, ne joue aucun rôle dans la formation et l'apparence du paysage et n'apporte aucune note discordante dans sa pureté plastique. C'est le paysage qui apparait comme l'expression organique même des forces primordiales. Par leurs lignes qui ondulent dans le lointain, les montagnes nues illustrent les lois fondamentales de la gravitation. Seule les modifie en les faisant apparaitre sous leurs couleurs pures et vives l'action constante du temps, qui révèle leur structure géologique et la nature de leur substance.
Les rôles du ciel et de la terre sont inversés. Alors qu'en général le ciel parait plus clair que le paysage, il est ici sombre et profond. Sur ce fond, le paysage ressort éclatant de couleurs, comme s'il était lui-même la source de lumière. Les rochers rouges et jaunes s'élèvent comme des flammes sur le rideau de velours bleu foncé du ciel.
Mais pendant la nuit ce rideau est tiré et la vue plonge dans les profondeurs de l'univers. Les étoiles si brillantes et proches, semblent faire partie du paysage. On peut les voir descendre jusqu'à l'horizon et s'évanouir tout à coup avec un vacillement, comme un homme qui porterait une lanterne et disparaitrait au coin de la rue. L'univers n'est plus ici un simple concept ou une abstraction terne, mais une expérience directe, et l'on ne pense plus au temps autrement qu'en termes de soleil, de lune et d'étoiles. Les corps célestes scandent le rythme de la vie, et ainsi le temps perd son aspect négatif; il devient une expérience presque tangible de ce qui est "toujours présent", de ce qui revient toujours, de ce mouvement - essence de toute existence - qui se renouvelle lui-même. Les nuages ne cachent presque jamais le ciel, l'homme reste en contact avec les corps célestes. Les nuits ne sont jamais complètement noires. Même par une nuit sans lune, le paysage baigne dans une étrange lumière diffuse, une lumière vraiment "astrale", qui découpe les formes en silhouette sans ombre ni substance, sans couleur, et que pourtant l'on distingue parfaitement.
[...]
le grand rythme de la nature envahit tout chose, et l'homme y est entraîné corps et âme. Même son imagination ne relève plus tant du domaine de son individualité que de l'âme du paysage, où le rythme de l'univers se condense en une mélodie d'un charme irrésistible. L'imagination devient ici l'expression juste de la réalité sur le plan de la conscience humaine, qui semble se transmettre d'individu à individu pour créer enfin cette atmosphère spirituelle dans laquelle baigne le Tibet tout entier.
Sous l'influence de ce pays, une étrange transformation s'opère. Ici les vallées sont à la même altitude que les plus hauts sommets d'Europe, et les montagnes s'élancent dans l'espace hors de l'atteinte des hommes. On a l'impression qu'un poids est enlevé de votre esprit et que certaines barrières sont abattues. Les pensées coulent facilement et spontanément sans perdre leur fil et leur cohérence. On peut parvenir presque sans difficulté à un haut degré de concentration et de clarté, et un sentiment de joie très pure donne à votre esprit une impulsion créatrice. La conscience semble portée à un niveau très élevé d'où sont absents les obstacles et les ennuis de la vie quotidienne; seul subsiste un souvenir précis des choses, qui ont perdu toute leur importance et tout leur attrait. Parallèlement la sensibilité s'aiguise et l'être s'ouvre à de nouvelles formes de réalité; les qualités intuitives de notre esprit s'éveillent et sont stimulées [...]"

Le chemin des nuages blancs, Lama Anagarika Govinda, Éditions Albin Michel, 2008
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mercredi 22 avril 2009

Nos expériences passées

En Mai 2007 nous sommes partis pour un périple de 8 mois qui nous a mené de la Mongolie au Népal, en passant par le Tibet, à pied, à cheval et à vélo. Ce projet avait nécessité près de 8 mois de préparation afin de préciser nos envies et nos objectifs, pour récolter les informations nécessaires sur les régions que nous allions traverser et enfin pour choisir notre matériel et le tester.
Le 6 Mai, nous sommes donc partis de la gare du Nord, direction Moscou puis Oulan-Bator en train via le fameux transsibérien. Quinze jours pour progresser géographiquement et mentalement vers l'orient. Quinze jours pour s'ouvrir l'esprit vers l'inconnu. Quinze jours pour réaliser que notre rêve prenait soudainement forme...
Nous avions un visa de 3 mois pour la Mongolie avec pour projet de voyager à cheval suivant un périple de près de 3000 km qui nous aurait mené de Tsetserleg au lac Khövsgöl, puis à la région de l'Altaï avant de revenir à notre point de départ. Mais c'était sans compter la sécheresse qui régnait en ce moi de Mai: les vaches, les yacks et les chevaux étaient très amaigris. Nous avons donc rapidement dû revoir nos prévisions à la baisse afin de permettre à nos montures de reprendre de l'état tout en progressant malgré tout d'une dizaine de km par jour au début. L'achat des chevaux n'a pas été trop difficile. Nous avions pu expliquer aussi précisément que possible le type de chevaux que nous souhaitions: pas trop jeunes mais pas trop vieux non plus, se laissant facilement manipuler, entraver, bâter. Joko, chez qui nous avons passé quelques jours en attendant que l'herbe pousse après une chute de neige la première nuit suivant notre arrivée (heureux présage!) nous a proposé 4 chevaux dont un était manifestement trop "sur l'oeil". Le choix était donc vite vu. Nous sommes donc partis 5 jours plus tard à la tête d'une caravane de 3 chevaux: un gris, un alezan et un noir.
Nous avons parcourus 1200 km à cheval (avec de longues périodes à pied) pour rallier le lac Khövsgöl puis Tariat où nous les avons vendus à des Mongoles qui travaillaient avec des touristes. Deux mois de découvertes, de rencontres, d'étonnement, d'éclat de rire, de bonheur. Nous avons été époustouflés par la grandeur des paysages, par la force des couleurs, par l'immensité des plaines et des vallées. Nous avons été impressionnés par la chaleur de l'accueil des Mongoles, par leur générosité, par leur attention à notre égard. Nous avons essayé de nous montrer à la hauteur de la grandeur d'âme de ces hommes et de ces femmes qui nous ont ouvert les portes de leurs yourtes quand nous étions fatigués, affamés ou assoiffés. Nous en garderons des souvenirs impérissables.
Une fois rentrés à Oulan-Bator, nous avons pu assister au Nadaam, la fête nationale au cours de laquelle se déroule des courses de chevaux, des concours de tir à l'arc et des championnats de lutte mongole. Nous logions dans une petite "guest house" très agréable, à l'écart du centre ville où nous pouvions nous faire à manger, nous reposer, discuter, lire...
Nous avons ensuite traversé à pied le massif montagneux situé au sud d'Oulan-Bator: deux jours de solitude complète à traverser des forêts très denses dépourvus de sentier qui nous ont menés à un pic rocheux sur lequel se trouvait un "ovoo" parmi les plus beaux que nous ayons pu voir.
Ensuite nous avons décidé de partir une douzaine de jours à pied dans le Gobi. Expérience inédite pour nous que de se confronter à une zone désertique. Fascinante immensité qui permet de relativiser bien des choses. Nous avons pu trouver les puits, véritables sources de vie, grâce aux indications des Mongoles. Ensuite, petit à petit, nous avons "compris" la géographie des lieux dans lesquels nous progressions jusqu'à pouvoir trouver les puits nous-mêmes: quelle fierté!... Et là encore des rencontres absolument inoubliables, faites de sourires, d'échanges et de partages.
La date d'expiration de notre visa mongole arrivait et nous avons du remonter dans le transsibérien pour rejoindre Pékin. Déjà la nostalgie gagnait nos coeurs au fur et à mesure que l'on voyait s'éloigner ces immensités...
A Pékin nous avons passé le minimum de jours nécessaires à l'organisation de la suite de notre périple: achat des vélos, de nos sacoches, organisation de notre voyage en train avec les vélos vers Xining, achat de provisions.
24 heures de train ont été nécessaires pour rallier Xining, grande mégalopole située à proximité du Lac Koukounor. Ce sont les récits de la fameuse aventurière Alexandra David-Neel qui nous ont amenés dans cette région. Nous avons traversé toute la région de l'Amdo et une partie du Kham avant d'atteindre la "région autonome du Tibet" et sa capitale Lhassa. Nous avons pu nous confronter aux hauts plateaux tibétains et rencontrer les Tibétains dont le mode de vie, la culture et l'état d'esprit nous ont fortement fait réfléchir Quelles différences d'abord des préoccupations quotidiennes et spirituelles avec notre culture occidentale! Certaines situations nous ont laissé sans voix et continuent de bien nous faire réfléchir.
La route jusqu'à Lhassa n'a pas été facile, pas un jour sans un col à plus de 4000 m, pas un jour sans un orage, mais notre persévérance a payé, et notre arrivée à Lhassa a été une vraie délivrance. Nous avons pu nous reposer, manger encore et encore et surtout visiter bon nombre de monastères de la région: Ganden, Drépung, le Jokhang, Séra. Nous avons fait l'ascencion du Giaphélri, un sommet sacré au dessus du monastère de Drépung où jadis les Dalaï-lama montaient en pélérinages à dos de mule en suivant des sentiers balisés de pierres semblables à d'antiques voies romaines. Au sommet: un véritable "champ" de drapeaux à prière infranchissable où il était possible de voir au loin vers le sud les sommets recouverts de neige des montagnes de l'Himalaya que nous allions traverser quelques semaines plus tard.
Nous avons pu aussi effectuer un pélerinage sur deux jours qui reliait les différents sites sacrés de la région: des monastères minuscules perchés sur des falaises, des grottes de méditation dans lesquelles des nonnes étaient en retraite, et d'autres, aménagées sous d'énormes rochers utilisées depuis l'époque de Tsong-Kapa...
Le trajet depuis Lhassa jusqu'à la frontière tibéto-népalaise a été un des moments les plus forts de notre périple. Nous avons progressé dans une ambiance fascinante, presque mystique, du fait de l'altitude, de la luminosité, de l'immensité des paysages, de leur hostilité parfois mais aussi toujours du fait de leur extrême beauté. Avec nos vélos, nous sommes montés à plus de 5000 m d'altitude avant d'entamer la descente "la plus longue au monde" qui nous a littéralement fait plonger sur le Népal. Et là, quelle suprise de retrouver après deux semaines de progression en zone désertique, des arbres, des fleurs, des couleurs et une végétation luxuriante! Un contraste a vous couper le souffle!
Après le passage de la frontière, la route jusqu'à Kathmandou a été avalé en quelques tours de pédales: la forme dont nous faisions preuve après 3 mois passés au dessus de 3500 m d'altitude et notre envie de rallier cette ville promise nous ont permis de battre des records!
Kathmandou, ville rêvée, ne nous a pas déçus. Nous avons pu y prendre du bon temps et surtout manger avant de repartir pour le massif des Annapurnas. Parce que c'était l'occasion ou jamais d'en profiter: nous étions en pleine forme et nous avions le temps de partir pour un trek de 3 semaines. Partis de 2000 m d'altitude nous avons pu, plus longuement, observer la transition de la végétation jusqu'aux plus hautes altitudes (col à 5400 m). En nous dirigeant vers le nord, nous avons à nouveau rencontrés des villages de forte influence tibétaine, par leur architectures et leurs habitants. Et toujours ce même enchantement...
Après être redescendus pour mieux remonter au camp de base de l'Annapurna sud, nous avons passé quelques jours à Pokhara, petite ville de villégiature au bord d'un lac. Il ne restait plus qu'à organiser notre retour en France...

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mardi 24 mars 2009

Pourquoi repartir?

Nous sommes deux jeunes trentenaires avec de grands besoins d'évasion. Depuis l'année 2006 nous rêvons de voyages, de découvertes, de rencontres. Nous vivons notre quotidien avec en permanence ces envies de départ en toile de fond, comme une brume qui baignerait continuellement nos pensées. Nos expériences passées expliquent sans doute ce penchant pour l'itinérance...
Pour Mélanie, passionnée de chevaux depuis toujours, la Mongolie, son peuple de cavaliers et sa culture équestre représentait un véritable Eldorado. Romain, quant à lui, avait déjà eu une première expérience très enrichissante en Asie centrale lors d'une précédente expédition d'alpinisme au Kirghizstan. L'idée de retourner ensemble en Haute-Asie était donc acquise. Partir, donc... Mais partir 3 mois nous apparaissait comme un projet tronqué, un embryon de voyage, à peine partis que nous aurions été déjà revenus. C'est Romain et sa passion des montagnes qui a évoqué l'idée de poursuivre en nous rapprochant de l'Himalaya puis en traversant le Tibet et le Népal. Ce n'est que par la suite que les moyens de transport se sont imposés: le cheval en Mongolie, puis le vélo pour rejoindre et traverser la plus haute chaine de montagnes au monde et enfin à pied pour y faire une incursion: nous voulions prendre le temps de vivre pleinement nos 8 mois d'itinérance. Nous n'étions expérimentés, ni en voyage à cheval, ni en voyage à vélo, mais l'envie était née et a fait le reste. Une longue période de préparation a été nécessaire pour le choix de notre matériel, pour l'apprentissage de certaines techniques mais surtout pour aiguiser nos motivations qui, nous le savions, nous permettraient de faire face, ensuite sur le terrain, aux situations difficiles.
Nous en sommes revenus pas tout à fait comme avant... mais surtout avec l'idée en tête que c'était possible.
En Mongolie, nous avons pâtit de l'inertie d'une caravane de 3 chevaux (deux de selle et un de bât) alors qu'au Tibet, nous étions plus rapides avec nos vélos, mais frustrés de devoir nous contenter de routes ou de grandes pistes pour pouvoir progresser. Quant au Népal où nous avons évolué à pied, nous étions dépendants pour notre nourriture et notre logement des possibilités qui s'offraient à nous. Bref, aucune des solutions choisies ne nous est apparues, à postériori, comme étant idéale.
Mais l'envie de repartir s'est vite fait ressentir. Le Tibet a été comme une évidence tant nous avons été fascinés par cette région de monde, et ses habitants. Nous repartirons donc, à pied cette fois-ci avec un cheval de bât, au Tibet.
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mardi 3 mars 2009

Les images qui nous ont fait réfléchir...

Parmi les vidéos, films et documentaires que l'on a pu visionner, voici une liste de ceux qui nous ont le plus marqués. Ils ont tous, à leur manière, influé sur l'élaboration de notre voyage, sur nos motivations, sur nos décisions. Des moments boulversants dans tous les cas: à voir absolument!
Pour nous décider définitivement d'aller au Zanskar:

A propos du Tibet de l'ouest et des Chang Tang en particulier:

Sur le voyage au long cours:

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lundi 2 mars 2009

Pourquoi, diable, aller se perdre dans les Chang Tang!

Pour vous donner un aperçu de ce qui nous donne envie d'aller y faire un tour...
Magnifiques photos de Wal+ (Mountainbike Expedition) sur le site de panoramio et leurs vidéos sur youtube. Lire la suite...

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lundi 23 février 2009

Avoir envie de voyager parce que... faire des choses à deux nous rend inséparables...

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Avoir envie de voyager parce que... l'instant présent est souvent magique

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Avoir envie de voyager parce que... au clair de lune, on peut voir ça

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Avoir envie de voyager parce que... les rencontres improbables sont souvent les plus belles

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Avoir envie de voyager parce que... chaque col gravi est une victoire sur soi

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Avoir envie de voyager parce que... les paysages sont souvent époustouflants

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POURQUOI VOYAGER?...
L'objectif de notre blog est de partager avec vous toutes les étapes de notre voyage depuis sa préparation jusqu'à d'ici quelques temps nous l'espérons, le récit de nos aventures.
Mais d'abord, d'où vient notre motivation?
Au cours de notre traversée du Tibet à vélo en 2007, nous avons été absolument fascinés par les Tibétains, leur culture, leur pays, leur ferveur et leur mode de vie.
Une fois rentrés en France, il était évident que nous devions y retourner mais à pied cette fois-ci pour pouvoir emprunter les chemins qui nous avaient fait rêver et après avoir appris le Tibétain afin d'aller à la rencontre des habitants de ce magnifique pays.
Notre expérience de 3 mois passés à cheval en Mongolie a fini de nous convaincre de l’intérêt d’utiliser un animal de bât. En voyageant à pied, nous comptons nous libérer de l’inertie d’une caravane de plusieurs chevaux.
Les 4 premiers mois de notre périple prévus au Ladakh et au Zanskar, en Inde, d'Août à Novembre 2009 vont nous permettre notamment de trouver les solutions pour nourrir notre animal de bât dans les montagnes arides de l'Himalaya.
Nous profiterons ensuite de l’hiver 2009-2010 pour approfondir nos connaissances en Tibétain à Dharamsala. Mais notre objectif principal est de parcourir dès le printemps 2010, à pied, les 5000 km à travers les Hauts Plateaux Tibétains qui séparent Yecheng de Lhassa.
La performance physique n’est pas notre seule motivation. Nous espérons pouvoir expérimenter l'isolement, le dépassement de soi et vivre selon leur mode de vie basé sur l'essentiel afin d'ouvrir notre esprit à une profonde réflexion sur notre condition. Mais nous aurons surtout à cœur de pouvoir créer des liens sincères par le biais de l’échange et du partage avec les familles que nous allons rencontrer et d’en témoigner.

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